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Grève des travailleurs de l’Action sociale : Un arrêt de travail sur toute l’étendue du territoire à partir de demain

06/12/2016
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Les travailleurs du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille vont observer une grève de 48 heures, marquée par un arrêt de travail sur toute l’étendue du territoire national à partir de demain 7 décembre 2016. C’est ce que le Syndicat des travailleurs de l’Action Sociale (SYNTAS) a annoncé au cours d’une conférence de presse, hier 5 décembre à la Bourse du travail de Ouagadougou.

Le feuilleton des grèves continue et la fin n’est certainement pas pour bientôt. Après la grève sans aucun service minimum du SYNTSHA le mois dernier, c’est au tour du SYNTAS de se faire entendre lui aussi par une protestation forte car il estime que malgré les sit-in et les autres actions multiformes pour dénoncer la gouvernance actuelle dudit ministère, les autorités ont manifesté une attitude de mépris vis-à-vis des préoccupations. Ainsi après avril 2010, ce sera la 2efois que le SYNTAS observe une grève marquée par un arrêt de travail sur toute l’étendue du territoire pour exiger la satisfaction de sa plateforme minimale. Ses revendications reposent entre autres sur les conditions de travail et surtout les nominations de complaisance du nouveau Gouvernement. Sur ce dernier point cité, le secrétaire général du SYNTAS, Juste Koumara Logobana a indiqué qu’ils (lui et ses collègues) avaient interpellé l’autorité en charge du département de la femme, de la solidarité nationale et de la famille sur l’éventualité de tomber dans les travers de la gouvernance de Blaise Compaoré. « Curieusement, les premières nominations sont venues conforter nos soupçons. C’est juste la dénomination du ministère et le ministre qu’on a changés, sinon les pratiques sont restées les mêmes.», a indiqué le SG. Il décrie cinq nominations dont celle de Rachel Badolo née Kando, professeur certifié qui est nommé secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE). «Nous parlons de complaisance parce que simplement, on ne peut pas comprendre qu’on ait dépensé de l’argent du contribuable pour former des cadres au niveau du ministère de la Femme et de la Solidarité nationale, et aller ensuite chercher des compétences ailleurs. Nous sommes tous témoins que dans nos lycées et collèges, le déficit des enseignants est plus que criard. Ce n’est pas en ce moment qu’il faut choisir de débaucher des professeurs certifiés pour les nommer à des postes de responsabilité où la technicité est tout simplement demandée. Car vous n’ignorez pas que nos services sociaux vont dans l’intimité des personnes», a ainsi laissé entendre le SG du SYNTAS. A l’entendre toujours, une telle nomination n’est autre que de la politisation que le SYNTAS n’a cessé de dénoncer. Les autres points de revendications concernent aussi le rétablissement de l’indemnité spéciale d’accueil et de permanence injustement supprimée et son élargissement à tous les emplois spécifiques du ministère; la dotation des services du ministère en équipements et en moyens logistiques suffisants pour une meilleure prise en charge de leur public cible; l’adoption d’un statut particulier au profit des personnels du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille; l’institutionnalisation d’une prestation de serment du personnel spécifique (personnels d’encadrement féminin) en vue de leur permettre de mieux accomplir leur mandat professionnel. Ce sont au total 8 (huit) revendications qui ont été posées par le SYNTAS. Et si toutefois, menace le SG, les préoccupations ne sont pas satisfaites à l’issue de cet arrêt de travail de 48 heures, ils entreprendront d’autres actions afin de les faire aboutir.

Saga Malick SAWADOGO

Légende;

1-Pour le SG du SYNTAS, Juste Koumara Logobana (2e gauche) et ses collègues, la suite de la lutte dépendra de la nature du terrain



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