Simon Compaoré aux Dozo de l’Ouest : L’Etat n’a jamais imposé les Koglwéogo à une région

30/11/2016
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Le ministre de l’Administration territoriale de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure (MATDSI), Simon Compaoré, était à Bobo-Dioulassoce mardi 29 novembre 2016, pour la sortie de la 42e promotion de sous-officiers de la gendarmerie. Il en a profité, pour s’entretenir avec les Dozos, sur l’implantation des Koglwéogo à l’Ouest.

Venus des quatre coins du grand Ouest du Burkina, les Dozos ont exprimé par leur mobilisation, l’intérêt qu’ils accordent à la rencontre avec le ministre en charge de la Sécurité. «Si le ministre repartait à Ouagadougou sans nous dire un mot sur le forcing d’implanter des Koglwéogo à l’Ouest, nous Dozos, allions conclure que l’Etat est complice. Si nous sommes venus nombreux de partout, c’est dire qu’on attendait impatiemment cette occasion». C’est ainsi qu’Ali Konaté, porte-parole des Dozo a salué l’acte du ministre Compaoré. Un ministre qui n’est pas passé par quatre chemins, pour donner la position du gouvernement. «La loi reste la loi. Si vous travaillez en conformité avec la loi, nous serons d’accord avec vous». C’est par cette assurance que le ministre Simon Compaoré a d’abord introduit son entretien avec les Dozo, au gouvernorat de Bobo. La loi prise en conseil des ministres par rapport à la police de proximité est ensuite évoquée. «Nous allons faire le tour des 13 régions après le 11 décembre 2016, pour vous expliquer la loi sur la police de proximité. Chaque village mettra en place sa structure avec un responsable qui la représentera. Notre souhait est qu’il y ait la quiétude dans la cité», a précisé le ministre de la Sécurité. Pour répondre à ceux qui disent que les Koglwéogo sont imposés par l’Etat, Simon Compaoré est ferme dans ses propos. «Chaque région à sa spécificité. A Bobo ici, les gens mangent les chenilles. Ce ne pas pour autant qu’il faut les imposer à des gens qui n’en mangent pas! Ceux qui se baladent pour créer les troubles dans ce pays, nous on va les appeler pour leur dire la vérité. Quel que soit ce que vous êtes ou vous aviez été dans ce pays, force reste à la loi. Nous mettons en garde ceux qui veulent troubler la paix dans la cité». Le ministre Simon Compaoré ne veut pas que des propos mensongers se propagent dans la cité. Aussi, a-t-il insisté sur le fait que les Koglwéogo sont utiles dans les régions où elles sont reconnues, à l’instar des Dozos à l’Ouest du Burkina. Le souhait du ministre est que les différentes structures puissent travailler conformément à la loi pour le bonheur des populations. Yacouba Drabo, dit le Bong une personne ressource de la confrérie Dozo, a salué la position du Gouvernement. Par ailleurs, il recommande qu’une action concrète soit menée, afin de dissuader ceux qui veulent instaurer les Koglwéogo à l’Ouest. «S’ils s’entêtent, nous allons finir par nous affronter, toute chose que nous ne souhaitons pas», a prévenu le Bong.

Boroma Sanon

Légendes

N° Le ministre de la Sécurité a reconnu le fait que chaque région à sa spécificité

N°1 Les Dozos sont venus de plusieurs localités de l’Ouest

N°2 Ali Konaté porte-parole des Dozos



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